ITALIE - HISTOIRE - MÉDICAL
Napoléon n'a pas été empoisonné à l'arsenic - Mardi, 18 Mars 2008 - 14:10 - NEWS-INFO
L'arsenic n'a pas tué Napoléon à Saint Hélène : c'est ce qu'affirme un nouvel examen réalisé dans les laboratoires de l'Institut Italien de Physique Nucléaire (INFN) en collaboration avec l'Université de Milan-Bicocca et l'Université de Pavie. Les physiciens ont utilisé un petit réacteur nucléaire, appliquant des techniques créées initialement pour le projet connu sous le nom de "Coeur", qui est en phase de développement dans les laboratoires nationaux de l'INFN de Gran Sasso.
La recherche, dont les résultats vont être publiés dans le journal "Il nuovo Saggiatore", a été réalisée sur des échantillons de cheveux relevés durant différentes périodes de la vie de Napoléon Bonaparte, quand il était enfant en Corse, durant son exil sur l'île d'Elbe, le jour de sa mort (5 mai 1821), sur l'Ile de Saint Hélène, et le jour suivant sa mort. Des échantillons provenant du roi de Rome (le fils de Napoléon) dans les années 1812, 1816, 1821, et 1826, et les échantillons de l'Impératrice Joséphine, collectés après sa mort en 1814, ont aussi été analysés. Les échantillons capillaires ont été fournis par le Musée Glauco-Lombardi de Parme, le Musée Malmaison de Paris, et le Musée Napoléonien de Rome. En plus de ces échantillons capillaires "historiques", 10 cheveux de personnes vivantes furent examinés pour comparaison.
Les cheveux furent placés dans des capsules et insérés dans le coeur du réacteur nucléaire de Pavie. La technique utilisée est connue sous le nom de "neutron activation", qui présente deux très gros avantages : elle ne détruit pas l'échantillon, et fournit des résultats extrêmement précis même pour les échantillons de très faible masse comme les cheveux humains. Avec cette technique, les chercheurs ont établi que tous les échantillons capillaires contenaient des traces d'arsenic. Les chercheurs ont choisi de tester l'arsenic en particulier car durant plusieurs années, les historiens, scientifiques, et écrivains émirent l'hypothèse que Napoléon était empoisonné par des gardes durant son emprisonnement à Saint Hélène suite à la bataille de Waterloo.
L'examen produit de surprenants résultats. Tout d'abord, le niveau d'arsenic dans tous les échantillons capillaires d'il y a 200 ans est 100 fois plus grand que le niveau moyen détecté dans les échantillons provenant de personnes vivant actuellement. En fait, les cheveux de l'Empereur avaient un niveau moyen d'arsenic d'environ 10 ppm (parties par million) alors que le niveau d'arsenic des cheveux de personnes vivantes est d'environ 1/10 ppm. En d'autres termes, au début du 19ème siècle, les gens ingéraient manifestement de l'arsenic présent dans l'environnement en quantités considérées aujourd'hui comme dangereuses.
L'autre surprise de la découverte est qu'il n'y a pas de différence significative de niveaux d'arsenic entre le moment où Napoléon était enfant et pendant ses derniers jours à Saint Hélène. Selon les chercheurs, et en particulier les toxicologues qui ont participé à l'étude, il est évident que ce n'était pas un cas d'empoisonnement mais le résultat d'une constante absorption d'arsenic.
Information extraite du BE Italie numéro 63 - 14 mars 2008, rédigé par l'Ambassade de France en Italie. Les Bulletins Électroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur bulletins-electroniques.com
ITALIE - DÉCOUVERTE - SANTÉ
Découverte du secret de la résistance d'une ethnie africaine face à la malaria - Mardi, 18 Mars 2008 - 14:07 - NEWS-INFO
Un nouveau pas dans la lutte contre la malaria a été fait par des chercheurs des Universités de Florence et de Rome "La Sapienza", avec la collaboration du Centre national de recherche et formation sur la malaria de Ouagadougou, au Burkina Faso. L'étude a été basée sur une comparaison entre certaines cellules du système immunitaire des Fulani, une ethnie présente dans divers pays de l'Afrique subsaharienne et déjà connue pour une majeure résistance à l'infection malarienne, et celles des Mossi, une population vivant dans la même zone mais avec un patrimoine génétique différent.
Les résultats publiés dans "Proceedings of the National Academy of Sciences" suggèrent que les Fulani développent une réponse immunitaire plus efficace contre la malaria, grâce à une inhibition de l'activité des lymphocytes T régulateurs. Ces lymphocytes contrôlent les réactions du système immunitaire contre les agents pathogènes, évitant qu'ils ne puissent endommager l'organisme, en induisant par exemple une réponse inflammatoire excessive. Chez les Fulani, la moindre efficacité des lymphocytes T régulateurs dans cette fonction de contrôle permet une amplification de l'activation du système immunitaire et donc de mieux contenir l'infection. Cette caractéristique expose en revanche cette population à un risque majeur de pathologies autoimmunes (comme le diabète de type 1).
Selon les auteurs de l'étude, la compréhension des mécanismes physiologiques et génétiques expliquant la majeure résistance des Fulani à la malaria ainsi que l'analyse des processus d'interaction entre hôte et parasite qui engendrent la réponse immunitaire pourraient se révéler décisives dans la recherche d'un vaccin contre la maladie. La malaria est la maladie parasitaire la plus fréquente et la plus mortelle dans le monde, en particulier chez les enfants.
Information extraite du BE Italie numéro 63 - 14 mars 2008, rédigé par l'Ambassade de France en Italie. Les Bulletins Électroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur bulletins-electroniques.com
IRLANDE - BIOLOGIE - SANTÉ
Une avancée dans la prévention de la maladie de Parkinson - Mardi, 18 Mars 2008 - 14:03 - NEWS-INFO
Des chercheurs des équipes des Dr Y. Nolan et A. Sullivan de l'université 'University College Cork' ont découvert les effets bénéfiques d'une nouvelle molécule sur la prévention à long terme de la maladie de Parkinson. Dans la maladie de Parkinson, les neurones dopaminergiques meurent dans le mésencéphale. Ces neurones sont impliqués dans le contrôle des mouvements musculaires et leur mort provoque les anomalies motrices typiques de la maladie.
Les chercheurs s'intéressent aux moyens d'empêcher la mort de ces neurones dopaminergiques et de remplacer les neurones disparus, et en particulier à une approche anti-inflammatoire de protection des neurones. En effet, il a été montré que l'activation des cellules inflammatoires du cerveau, la microglie, contribue à la mort des neurones dopaminergiques. Les chercheurs ont testé une molécule anti-inflammatoire, VP025, produite par une entreprise de biotechnologie canadienne, Vasogen, dans un modèle de la maladie de Parkinson. Ils ont montré que cette molécule avait un effet protecteur à long terme sur les neurones dopaminergiques. VP205 interagit avec les cellules du système immunitaire en modulant les niveaux de cytokines, conduisant à une réponse anti-inflammatoire.
Information extraite du BE Irlande numero 29 - 14 mars 2008, rédigé par l'Ambassade de France en Irlande. Les Bulletins Électroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur bulletins-electroniques.com
IRLANDE - BIOLOGIE - SANTÉ
Un nouveau test pour la détection précoce de la maladie d'Alzheimer - Mardi, 18 Mars 2008 - 14:03 - NEWS-INFO
Des chercheurs de l'équipe du Pr Hampel de l'université 'Trinity College Dublin' ont découvert un marqueur précoce de la maladie d'Alzheimer et mis au point un test de détection de cette protéine dans le liquide cérébro-spinal.
Le marqueur est la protéine p-tau231. Elle est apparemment strictement associée à la maladie d'Alzheimer et reflète spécifiquement la quantité de cellules endommagées par la maladie présentes dans le cerveau. Une étude suivant 145 patients pendant 18 mois dans plusieurs centres à travers le monde a confirmé la validité du marqueur. Le test développé par les chercheurs a pu prédire avec un niveau de précision d'environ 80% quels patients souffrant du syndrome d'altération cognitive modérée ('Mild Cognitive Impairment') allaient effectivement développer la maladie d'Alzheimer.
Les chercheurs espèrent que ce test, combiné avec l'imagerie à haute résolution du cerveau et des tests cognitifs, permettra de détecter la maladie au plus tôt, et qu'ainsi les patients pourront bénéficier le plus rapidement possible des traitements et médicaments contre la maladie. Environ 38.000 personnes souffrent de la maladie d'Alzheimer en Irlande actuellement et il est projeté qu'environ 100.000 personnes seront affectées d'ici 10 ans.
Ces travaux sont soutenus par le 'Health Research Board' et 'Science Foundation Ireland'.
Information extraite du BE Irlande numero 29 - 14 mars 2008, rédigé par l'Ambassade de France en Irlande. Les Bulletins Électroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur bulletins-electroniques.com
IRLANDE - BIOLOGIE - SANTÉ
Un marqueur moléculaire sanguin pour la détection précoce du cancer du sein - Mardi, 18 Mars 2008 - 14:01 - NEWS-INFO
Des chercheurs de l'équipe du Dr O'Connor de la faculté de biotechnologie de l'université 'Dublin City University' (DCU) ont découvert un marqueur sanguin pour la détection précoce du cancer du sein. Il s'agit de la seprase, une protéine surexprimée au niveau de la membrane des cellules cancéreuses du sein. Les chercheurs sont en train de développer un test fluorométrique pour tester le niveau de cette protéine dans le sang des patients. Des premières études indiquent une sensibilité et une spécificité de détection du test de respectivement 88 et 70%, ce qui en ferait un test plus sensible que les tests commerciaux actuellement disponibles.
A terme, les chercheurs espèrent que ce test puisse être pratiqué chez un médecin généraliste en moins de 15 minutes, pour un coût modique, en prélevant un peu de sang ou à partir de la salive des patients.
Le test est développé par Sera Scientific, une spin-out de DCU, en collaboration avec Amideon Systems.
Information extraite du BE Irlande numero 29 - 14 mars 2008, rédigé par l'Ambassade de France en Irlande. Les Bulletins Électroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur bulletins-electroniques.com
IRLANDE - SANTÉ
Un test pour personnaliser le traitement de patients atteints d'un cancer du sein - Mardi, 18 Mars 2008 - 13:59 - NEWS-INFO
L'équipe du Pr Duffy de l'institut Conway de l'université University College Dublin' et de l'hôpital universitaire Saint Vincent de Dublin ont mis au point un test permettant de prédire si une tumeur du sein récemment diagnostiquée est susceptible de métastaser ou non.
Le test mesure le taux dans les tissus cancéreux d'une enzyme, uPA, qui joue un rôle important dans le processus de métastase de la tumeur primaire. Si le niveau de l'enzyme est faible, la tumeur est moins susceptible de se disséminer dans d'autres organes. Ce test a été validé par plusieurs groupes indépendants à travers le monde, représentant au total 8.000 patients. Ceci a conduit la société américaine d'oncologie clinique à recommander le test comme standard pour tous les nouveaux patients diagnostiqués avec une tumeur du sein.
Les patients dont le taux d'uPA est faible pourraient éviter la chimiothérapie habituellement prescrite après la découverte d'un cancer du sein, et pourraient se voir proposer d'autres traitements, comme l'hormonothérapie, qui ont des effets secondaires moins marqués que la chimiothérapie.
Ces travaux ont été financés par la Irish Cancer Society et le Health Research Board.
Information extraite du BE Irlande numero 29 - 14 mars 2008, rédigé par l'Ambassade de France en Irlande. Les Bulletins Électroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur bulletins-electroniques.com
USA / STIC - ESPACE
Un ancien lac et de curieuses avalanches observées sur Mars par MRO - Mardi, 18 Mars 2008 - 13:54 - NEWS-INFO
Le sonde de la NASA Mars Reconnaissance Orbiter (MRO) a dévoilé plusieurs clichés impressionnants de la planète rouge cette semaine. L'instrument HiRISE (High Resolution Imaging Science Experiment) a permis d'observer d'étranges avalanches près du Pôle Nord martien, une découverte insolite puisqu'il s'agit d'un phénomène dynamique sur une planète où la plupart des paysages n'ont pas évolué depuis des millions d'années.
Il s'agirait d'après les scientifiques de blocs de glaces et de poussières qui glissent le long d'un terrain incliné, ce qui donne des clichés assez saisissants. De plus, MRO a également permis de découvrir des traces d'un ancien lac dans le cratère Holden. Ce lac aurait tout à fait pu constituer un environnement favorable au développement de la vie sur la planète même si aucun indice n'a encore été découvert à ce sujet. Pour Alfred McEwen, scientifique responsable de HiRISE, ce cratère serait un objectif très intéressant pour une mission de prélèvement d'échantillons avec retour vers la Terre, comme le Mars Science Laboratory de la NASA prévu pour un lancement l'an prochain.
L'argile et les différents minéraux présents dans ce cratère pourraient livrer des informations cruciales sur l'histoire Mars, notamment lorsque la planète abritait de l'eau liquide.
Cette information est un extrait du BE États-Unis numéro BE Etats-Unis numero 115 - 14 mars 2008, rédigé par l'Ambassade de France aux États-Unis. Les Bulletins Électroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur bulletins-electroniques.com