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Avril 2005

USA - Glaciologie
Les glaciers de la péninsule antarctique en recul
- Mercredi, 27 Avril 2005 - 13:38 - INFO-NEWS
Une équipe anglo-américaine révèle dans la revue Science que les glaciers côtiers de la péninsule antarctique ont perdu du terrain au cours des cinquante dernières années. Les chercheurs du British Antarctic Survey (BAS) et de l'U.S. Geological Survey (USGS) ont analysé plus de 2000 photographies aériennes prises entre 1940 et 2000 ainsi qu'une centaine d'images satellites datant des années 1960 à nos jours (via Argon, LANDSAT 1, 2, 3, 4 et 5 MSS, LANDSAT 4 et 5 TM, ERS 1 et 2, RADARSAT et ASTER). Cela a permis d'établir une cartographie avec une résolution de l'ordre de la trentaine de mètres et une précision de localisation de l'ordre de 130 mètres.
Sur les 244 glaciers étudiés, 87% ont reculé de 600 mètres en moyenne depuis les années 1950 (les autres, irrégulièrement répartis, ayant faiblement progressé), à un rythme qui s'accélère de 50 mètres par an depuis cinq ans. En fait, de 1945 à 1954, 62% de ces glaciers étaient en progression, mais la tendance a changé à partir de 1954 pour atteindre un taux de retraite de 75% en 2004 (ces pourcentages reposant sur des variations moyennes calculées avec 95% de confiance).
L'Américaine Jane Ferrigno et ses collègues ont par ailleurs noté une très nette différence suivant l'emplacement des glaciers, ceux situés dans la partie Nord de la péninsule (plus chaude) étant les plus touchés par la fonte. Plus précisément, si l'on considère les isothermes à -5°C et à -9°C tels que connus en 2000, les glaciers situés dans la zone la plus froide n'ont pas varié, ceux situés entre -5°C et -9°C ont diminué, tandis qu'il n'y en a pas dans la zone la plus chaude (au-delà de -5°C). Cette distribution particulière induit un lien avec le réchauffement atmosphérique qu'a connu cette zone depuis 1950 (+2°C), mais l'équipe reste prudente et ne souhaite pas faire de ce réchauffement l'unique responsable du recul des glaciers (d'autant qu'un ralentissement du recul dans certaines zones entre 1985 et 1994 ne correspond à aucun refroidissement relatif). Les mécanismes de réponse de ces monstres de glace aux changements climatiques sont en effet complexes et d'autres paramètres doivent encore être pris en compte, comme la température des océans et l'importance des précipitations. Il n'en reste pas moins une conclusion claire : le recul des glaciers antarctiques s'avère supérieur à ce que l'on estimait.
S&T Presse USA - BULLETIN ÉLECTRONIQUE DES ÉTATS-UNIS - Mission pour la Science et la Technologie - Ambassade de France à Washington. Tri-hebdomadaire - numéro 715 - 27 avril 2005.
Ambassade de France aux États-Unis - france-science.org - Info Science (France) - infoscience.fr
Washington Post 22/04/2005 (Study says Antarctic glaciers are shrinking, sea levels may climb)
Financial Times 21/04/2005 (Retreat of Antarctic ice gathers pace)


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  • USA - Sciences de la Terre
    L'observation de la Terre au bénéfice de tous
    - Mardi, 26 Avril 2005 - 11:07 - INFO-NEWS
    L'United States Group on Earth Observations (US GEO) a présenté son plan pour la mise en place aux États-Unis d'un système d'observation de la Terre intégré (IEOS). Dans un rapport de 150 pages, le groupe, auquel participent les représentants de 15 agences fédérales et de 3 bureaux de la Maison Blanche, a exposé les objectifs de cette initiative et les moyens à mobiliser pour y parvenir. Il s'agit d'une manière générale de mieux coordonner les diverses ressources d'observation du pays et de mieux exploiter leurs informations au profit de toute la population - par exemple dans le domaine des prévisions météorologiques, de la gestion des catastrophes naturelles ou des épidémies, de la surveillance de la qualité de l'eau, de l'agriculture durable, etc.
    L'US GEO préconise ainsi d'identifier précisément les besoins actuels de la société américaine, de développer de nouvelles technologies capables d'y répondre (en association avec celles déjà existantes) et de renforcer la politique nationale d'accès libre aux données récoltées grâce à ces technologies. Rappelons que l'IEOS constitue la base de la participation des Etats-Unis au programme international GEOSS (sorte de "système des systèmes") pour lequel un plan d'action décennal a été adopté en février 2005 par une cinquantaine de pays au 3ème Sommet mondial sur l'observation de la Terre à Bruxelles. Ce système GEOSS est lui-même conçu comme une des opérations de mise en oeuvre de l'agenda 21 approuvées lors du sommet sur le développement durable à Johannesburg en septembre 2002.
    S&T Presse USA - BULLETIN ÉLECTRONIQUE DES ÉTATS-UNIS - Mission pour la Science et la Technologie - Ambassade de France à Washington. Tri-hebdomadaire - numéro 714 - 25 avril 2005.
    Ambassade de France aux États-Unis - france-science.org - Info Science (France) - infoscience.fr
    Boston Globe 18/04/2005 (Officials want to wire Earth, check signs)


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  • USA - Énergie
    Le numérique à la rescousse des réserves de pétrole
    - Mardi, 26 Avril 2005 - 11:04 - INFO-NEWS
    Afin d'optimiser ses forages, la société ChevronTexaco a développé en collaboration avec Halliburton une solution technologique baptisée Well Design and Execution Collaboration Center ou WellDECC. Il s'agit d'un centre de contrôle où sont centralisées toutes les informations des champs de forage (en particulier offshore) en temps réel. Les données sont collectées grâce à des capteurs in situ et envoyées via le câble et le satellite. Dès lors les ingénieurs, techniciens et spécialistes des sciences de la Terre disposent d'une représentation en 3 dimensions de la situation d'un puits permettant de visualiser ses différents paramètres (température, pression, activité sismique, etc.). Ils peuvent ainsi, de façon concertée, évaluer les risques et prendre les décisions adéquates en cas de problème. Ce système constitue par ailleurs un outil de gestion des réserves, de la production au transport. Selon le Cambridge Energy Research Associates (CERA), un cabinet d'étude sur le pétrole, cette approche numérique pourrait accroître dans les 10 ans les réserves mondiales d'hydrocarbures de 125 millions de barils. Elle pourrait également permettre aux compagnies pétrolières de diminuer le personnel sur place, d'augmenter leur production de 10%, de réduire les coûts d'opération de 25% et d'élever de 6% le renouvellement des champs pétrolifères. Différents acteurs informatiques comme Microsoft ou SAP s'intéressent de près à ce nouveau marché, évalué à un milliard de dollars pour les 5 prochaines années par la société IBM (qui lui consacre un millier de spécialistes). Mais si Shell met au point sa propre structure de contrôle, le reste des entreprises du pétrole se montre encore frileux. Malgré de considérables profits, plus de 70% d'entre elles ne projetteraient pas dans l'immédiat d'importants investissements dans ce secteur, selon une étude de 2004 de Forrester Research.
    S&T Presse USA - BULLETIN ÉLECTRONIQUE DES ÉTATS-UNIS - Mission pour la Science et la Technologie - Ambassade de France à Washington. Tri-hebdomadaire - numéro 714 - 25 avril 2005.
    Ambassade de France aux États-Unis - france-science.org - Info Science (France) - infoscience.fr
    Wall Street Journal 20/04/2005 (ChevronTexaco's digital oil field aims to aid reserves, productivity)


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  • USA - Transports
    Le rapport par GPS sur la piste des camions
    - Mardi, 26 Avril 2005 - 11:02 - INFO-NEWS
    Actuellement la loi oblige les camionneurs à transcrire sur papier leurs heures de conduites et de repos. Mais ce support est plus coûteux par le temps qu'il requiert de la part des chauffeurs et loin d'être totalement fiable - des erreurs de report, fraudes ou oublis se produisant fréquemment (selon l'Institute for Highway Safety, un tiers des conducteurs omettrait de noter toutes les heures effectuées).
    C'est pourquoi la société californienne Xora propose désormais une solution alternative : le téléphone mobile. Grâce à son logiciel développé en Java et à installer sur le téléphone mobile, les entreprises ont la possibilité de suivre en temps réel les déplacements (par localisation GPS) et l'activité de leurs camions pour un coût d'équipement de 22 dollars par véhicule si le chauffeur est déjà équipé d'un téléphone mobile (ce qui est le cas de 92% des conducteurs). A chaque pause, arrêt technique ou déplacement, il suffit de composer un numéro prédéfini pour tenir informé un serveur qui centralise toutes les informations et les met à disposition des employeurs. Par ailleurs, si le chauffeur est supposé dormir mais que le camion se déplace, le système alerte la société. Les données collectées représentent de précieux indicateurs pour les entreprises de transport pour la gestion en temps réel de leur parc automobile et de la charge de travail de leurs salariés. Un système analogue était utilisé par 20 000 employés "mobiles" à travers les Etats-Unis fin 2004. Xora a formulé une demande auprès du Department of Transportation pour obtenir une exemption des registres papiers pour les adhérents à son système. Les représentants de l'Advocates for Highway and Auto Safety (une association de défense des conducteurs) se sont de leur côté prononcés contre l'initiative. Car s'ils reconnaissent les avantages technologiques indéniables de la méthode et les faiblesses des enregistrements papier, ils demeurent circonspects face à la difficulté de faire vérifier par des inspecteurs agréés tous les appareils GPS, soulignant là encore les risques de fraudes potentielles.
    S&T Presse USA - BULLETIN ÉLECTRONIQUE DES ÉTATS-UNIS - Mission pour la Science et la Technologie - Ambassade de France à Washington. Tri-hebdomadaire - numéro 714 - 25 avril 2005.
    Ambassade de France aux États-Unis - france-science.org - Info Science (France) - infoscience.fr
    San José Mercury News 18/04/2005 (New software helps curb truck-driver abuses)


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  • USA - Internet
    Intel mise sur le WiMax
    - Mardi, 26 Avril 2005 - 10:58 - INFO-NEWS
    La société Intel vient de mettre sur le marché son premier produit adapté à la technologie réseau sans fil WiMax, déjà commercialisée aux États-Unis par TowerStream par exemple, pour une clientèle professionnelle. Extension du Wi-Fi, cette nouvelle technologie apporte un débit plus important avec une dizaine de Mbits par seconde et une meilleure couverture de l'ordre d'une quarantaine de kilomètres en rase campagne contre quelques dizaines de mètres pour le Wi-Fi. Elle constitue donc une alternative intéressante dans les zones rurales où les solutions filaires d'Internet haut débit comme le DSL et le câble sont peu développées. La nouvelle puce d'Intel baptisée Pro/Wireless 5116 compatible avec la norme IEEE 802.16-2004 (non encore certifiée) sert d'interface entre les différents composants d'un terminal WiMax. Son architecture programmable permet aux industriels clients de développer des applications spécifiques dans les modems WiMax. Commercialisée pour un prix de 45 dollars la pièce, elle s'adresse en priorité aux équipementiers qui souhaitent développer des produits WiMax grand public, attendus pour la fin de l'année. La grande inconnue concernant cette nouvelle technologie reste la question du coût des équipements WiMax (de 500 à 600 dollars), beaucoup trop élevé par rapport à celui du DSL et du câble (moins de 100 dollars). Mais l'arrivée de grandes compagnies comme Intel, qui a choisi de venir annoncer son produit devant des décideurs politiques à Washington, pourrait faire baisser les coûts et ainsi dynamiser le marché.
    S&T Presse USA - BULLETIN ÉLECTRONIQUE DES ÉTATS-UNIS - Mission pour la Science et la Technologie - Ambassade de France à Washington. Tri-hebdomadaire - numéro 713 - 22 avril 2005.
    Ambassade de France aux États-Unis - france-science.org - Info Science (France) - infoscience.fr
    Washington Post 19/04/2005 (Intel unveils long-range wireless technology)
    USA Today 17/04/2005 (Wireless Internet access about to go extra 5 miles)


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  • USA - Espace
    Rendez-vous manqué : la mission DART s'interrompt à mi-parcours
    - Mardi, 26 Avril 2005 - 10:55 - INFO-NEWS
    La capsule expérimentale de rendez-vous spatial automatisé baptisée DART (pour Demonstration of Autonomous Rendezvous Technology) a achevé prématurément sa mission. Tout avait pourtant bien commencé. L'engin, développé pour la NASA par la société Orbital Sciences, avait été lancé avec succès vendredi dernier depuis un avion Stargazer L-1011 ayant décollé de la base californienne de Vandenberg, avant d'être mis en orbite par une fusée Pégase. Il s'était ensuite porté à 90 mètres de sa cible, un satellite du Pentagone en orbite à quelques 750 km au-dessus de la Terre depuis 1999 et comportant des réflecteurs permettant à DART de s'orienter. La sonde était alors supposée poursuivre ses manoeuvres d'approche jusqu'à une distance de moins de 5 mètres, avant de se désintégrer. Mais après 11 heures de bon fonctionnement, et tandis qu'il restait environ 12 heures de mission, une anomalie est venue mettre fin au programme. Selon les premières données des ingénieurs de la NASA, DART serait automatiquement passé à la phase de désintégration après avoir détecté que son réservoir de carburant était vide (et ce bien qu'aucune fuite ne semble avoir eu lieu). Une enquête va être menée afin d'identifier précisément l'origine du problème. La mission DART devait permettre à l'agence spatiale américaine de renouer avec la technique du rendez-vous orbital sans intervention humaine, quelque peu délaissée depuis 1965 et les capsules Gemini et aujourd'hui cruciale pour le programme spatial de l'administration (Vision for Space).
    S&T Presse USA - BULLETIN ÉLECTRONIQUE DES ÉTATS-UNIS - Mission pour la Science et la Technologie - Ambassade de France à Washington. Tri-hebdomadaire - numéro 713 - 22 avril 2005.
    Ambassade de France aux États-Unis - france-science.org - Info Science (France) - infoscience.fr
    USA Today 15/04/2005 (Robotic test craft launched) / USA Today 16/04/2005 (Robotic craft comes up short)


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  • USA - Espace
    La Lune se fait une place au Soleil
    - Mardi, 26 Avril 2005 - 10:52 - INFO-NEWS
    Contrairement à la Terre dont l'axe de rotation est incliné de 23° par rapport à la perpendiculaire au plan de l'écliptique, l'axe de rotation de la Lune est pratiquement perpendiculaire à ce plan. Pour cette raison, les scientifiques pensent depuis longtemps qu'il doit exister sur la surface lunaire des zones constamment éclairées par le Soleil.
    Ben Bussey, chercheur au John Hopkins Applied Physics Laboratory (Maryland), et son équipe ont étudié 53 images prises par la sonde Clementine en 1994 lors d'une mission de deux mois visant à réaliser des cartes topographique et minéralogique de la surface. Ils ont construit , à partir de ces données, une carte de l'éclairement reçu au niveau du pôle Nord de la Lune. Ils ont ainsi découvert, au nord du cratère de Peary, une région probablement ensoleillée en permanence, ce qui en ferait l'endroit idéal pour l'installation d'une future base humaine au sol, un des objectifs de la politique d'Exploration Spatiale du Président Bush. En effet, la température qui y règne (de l'ordre de -50°C) semble relativement stable et clémente contrairement aux températures de la surface à l'équateur, qui s'échelonnent entre 100°C à -180°C. Soumises à de faibles écarts de température, les éventuelles constructions dureraient plus longtemps tandis que l'exposition au Soleil pourrait constituer une source d'énergie appréciable. Par ailleurs, la présence de zones constamment plongées dans l'ombre à proximité des pôles, situées par exemple au fond de cratères, laisse espérer la présence d'eau sous forme de glace, ce qui augmente encore l'intérêt des scientifiques pour les zones polaires de la Lune.
    Une inconnue demeure cependant. Si les chercheurs sont sûrs que la zone identifiée est bien la plus illuminée du pôle Nord, ils ne disposent pas encore d'informations suffisantes pour dire si l'ensoleillement du pôle Nord est constant toute l'année (les données de Clementine ayant été collectées au cours de l'été lunaire). La situation en hiver reste donc incertaine. Les programmes européen SMART-1 (actuellement en orbite) et indien Chandrayaan-1 (prévu pour 2007) devraient bientôt permettre de répondre à cette question.
    S&T Presse USA - BULLETIN ÉLECTRONIQUE DES ÉTATS-UNIS - Mission pour la Science et la Technologie - Ambassade de France à Washington. Tri-hebdomadaire - numéro 712 - 20 avril 2005.
    Ambassade de France aux États-Unis - france-science.org - Info Science (France) - infoscience.fr
    USA Today 14/04/05 (Ideal spot found for moon base)


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  • USA - Médecine
    Pour une plus grande coordination des banques de sang de cordon ombilical
    - Mardi, 26 Avril 2005 - 10:49 - INFO-NEWS
    L'Institute of Medicine des National Academies (IMNA) préconise dans un rapport la création d'un réseau national organisé de banques de sang de cordon ombilical. En l'absence de donneur de moelle osseuse compatible, ce type de sang constitue une intéressante source de cellules souches hématopoïétiques pour le traitement de diverses maladies (leucémie, lymphome, anémie falciforme, etc.). A l'heure actuelle aux Etats-Unis 22 banques publiques - la plupart en relation avec des hôpitaux - collectent, stockent et redistribuent leur échantillons sanguins, mais sans réelle coordination. Afin de clarifier la situation, l'Institute of Medicine a établi, à la demande du Congrès américain, un plan comportant deux axes majeurs : l'établissement d'un National Cord Blood Policy Board, qui éditerait des règles communes pour la collecte et l'utilisation du sang de cordon ombilical, et la désignation d'une organisation qui pourrait servir de Cord Blood Coordinating Center, plus spécifiquement chargé de la gestion des stocks (cette désignation se fera en fonction des résultats d'un appel à propositions car l'IMNA considère qu'aucune organisation existante n'est aujourd'hui à même de tenir ce rôle). Les enjeux sont importants puisque les besoins sont loin d'être couverts. Sur les 180.000 unités de sang de cordon ombilical inventoriées, seules 50.000 seraient utilisables (dont 62% proviennent de donneurs caucasiens, précise l'institut), les autres contenant trop peu de cellules souches pour servir de transplants (un minimum de 2,5 10 puissance 7 cellules par kilogramme de masse corporelle est nécessaire lorsqu'un greffon parfaitement compatible n'est pas disponible - ce qui tend à faire utiliser ce type de transplant surtout pour les enfants). C'est trois fois moins que ce qu'il faudrait aujourd'hui pour répondre à la demande. L'objectif est de parvenir à traiter 90% des 11.700 patients concernés chaque année en accroissant le stock utilisable.
    S&T Presse USA - BULLETIN ÉLECTRONIQUE DES ÉTATS-UNIS - Mission pour la Science et la Technologie - Ambassade de France à Washington. Tri-hebdomadaire - numéro 711 - 18 avril 2005.
    Ambassade de France aux États-Unis - france-science.org - Info Science (France) - infoscience.fr
    Wall Street Journal 15/04/2005 (Cord-blood coordination is urged) / Los Angeles Times 15/04/2005 (Nework urged for cord blood)


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  • USA - Électronique
    Innovation dans le domaine des diodes électroluminescentes
    - Mardi, 26 Avril 2005 - 10:46 - INFO-NEWS
    Des chercheurs du Rensselaer Polytechnic Institute ont développé des diodes électroluminescentes (ou DEL) à lumière blanche possédant une meilleure efficacité lumineuse sans consommer plus d'énergie.
    Beaucoup de DEL aujourd'hui commercialisées combinent des composants semiconducteurs au rayonnement monochromatique à du phosphore émettant des photons d'une couleur complémentaire (ce qui permet d'obtenir une lumière blanche visible). Cependant, plus de la moitié des photons émis par le phosphore sont réabsorbés par la DEL, diminuant la quantité de lumière générée. En jouant sur la distance entre le phosphore et le semiconducteur ainsi que sur la géométrie de la lentille des DEL, Nadarajah Narendran et ses collègues ont réussi à libérer les photons habituellement absorbés.
    Les prototypes de diodes SPE (pour Scattered Photon Extration) mises point par les scientifiques ont ainsi permis d'atteindre, sous faible courant, une efficacité lumineuse supérieure à 80 lumens par watt (lm/W), contre 60 lm/W pour une lampe à fluorescence et 14 lm/W avec une lampe classique à incandescence. L'industrie de l'éclairage dit à état solide (SSL), qui regroupe des applications variées (signalisation, éclairage urbain, etc.), s'est fixée un objectif de 150 lm/W d'ici 2012. Le Département américain de l'Energie (DOE) quant à lui estime que la généralisation des DEL, reconnues pour leur sécurité, leur résistance et leur efficacité, pourrait réduire la consommation d'énergie nationale de 29% d'ici 2025. Ces travaux, publiés sur le site du journal Physica Status Solidi (a), ont été financés par le Building Technologies Lighting R&D Program du DOE et le National Energy Technology Laboratory.
    S&T Presse USA - BULLETIN ÉLECTRONIQUE DES ÉTATS-UNIS - Mission pour la Science et la Technologie - Ambassade de France à Washington. Tri-hebdomadaire - numéro 711 - 18 avril 2005.
    Ambassade de France aux États-Unis - france-science.org - Info Science (France) - infoscience.fr
    USA Today 14/04/2005 (LED evolution could spell the end for light bulbs)


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  • USA - Environnement
    Les risques liés au bisphénol A
    - Mardi, 26 Avril 2005 - 10:44 - INFO-NEWS
    Frederick vam Saal, de l'Université du Missouri, et Claude Hughes, de l'East Carolina University, ont effectué un travail d'expertise concernant les risques sur la santé humaine du bisphénol-A (BPA).
    Depuis 1957, cette molécule entre dans la fabrication des polycarbonates thermoplastiques et de résines synthétiques servant à fabriquer de nombreux objets du quotidien : biberons, conserves, bouteilles, etc. Un peu moins de 3 millions de tonnes sont ainsi synthétisées chaque année. Cependant, il a été établi que sous l'effet de la chaleur ou de composants acides (dont des aliments), le BPA peut se décomposer et pénétrer à faible dose dans la nourriture absorbée. C'est ainsi qu'a surgi en 1997 une polémique, suite à la parution d'un article de Frederick vam Saal indiquant un lien, même à très faible dose, entre le BPA et des dérèglements hormonaux chez l'animal et l'homme susceptibles d'affecter la reproduction et les systèmes immunitaire et cérébral. Aujourd'hui, les deux chercheurs publient dans Environmental Health Perspectives une étude de synthèse passant au crible la littérature scientifique de ces dernières années sur le sujet. Leur travail montre que dans 90% des recherches menées en toute indépendance, une action négative du BPA à faible dose a été détectée. Ceci contraste fortement avec les résultats des analyses commanditées par les industriels, qui ne mettent jamais en évidence les risques sanitaires associés aux BPA. Cette discordance radicale pose évidemment problème. Au vu des données, les deux scientifiques recommandent vivement une révision par le gouvernement de la dose quotidienne de référence de BPA à ne pas dépasser, établie dans les années 1980 à 50 microgrammes/kg/jour, et encouragent les industriels à recourir à des composés alternatifs, disponibles sur le marché. Il faut par ailleurs noter que l'Etat de la Californie s'apprête à entendre Frederick vam Saal dans le cadre de son projet de loi d'interdiction du BPA dans les produits destinés aux enfants de moins de 3 ans.
    S&T Presse USA - BULLETIN ÉLECTRONIQUE DES ÉTATS-UNIS - Mission pour la Science et la Technologie - Ambassade de France à Washington. Tri-hebdomadaire - numéro 711 - 18 avril 2005.
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    USA Today 14/04/2005 (Debate over a leaching chemical heats up)


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  • USA - Informatique
    Recherche solutions pour réseaux domestiques
    - Mardi, 26 Avril 2005 - 10:41 - INFO-NEWS
    De nos jours, créer un petit réseau domestique de quelques ordinateurs se partageant une connexion Internet est relativement facile. Mais lorsqu'il s'agit de mettre en place une connectique digne de ce nom reliant divers appareils électroniques (télévision, lecteur DVD, ordinateurs, chaîne Hi-Fi...), cela devient plus compliqué. Certes, il est possible de tirer les fils d'un réseau Ethernet dans chaque pièce de la maison mais cette méthode reste onéreuse.
    Quant au sans fil, des interférences avec d'autres machines viennent parfois réduire la qualité du signal de façon inacceptable pour des applications gourmandes en bande passante (vidéo, etc.). Pour certains, la solution pourrait provenir des fils électriques, grâce à un adaptateur capable de séparer le courant électrique des signaux de données. Cette approche est notamment encouragée par les consortiums HomePlug Powerline Alliance (Comcast, Echostar et RadioShak) ou CE-Powerline Communications Alliance (Panasonic, Sony et Mitsubishi). Les essais du premier ont déjà permis d'obtenir des débits de 150 Mbits/s. D'autres entreprises, comme D-Link, Motorola et Thomson, proposent à travers la Multimedia Over Coax Alliance de privilégier les câbles coaxiaux, largement déployés pour la télévision dans les foyers américains. Ces câbles présentent l'avantage d'être protégés par un blindage ce qui favorise les transferts de données sans perte et sur de longues distances. Le principe, testé dans 200 maisons, a autorisé un taux de 100 Mbits/s vers 95% des prises coaxiales. Mais un dernier venu d'Intel pourrait changer la donne : l'Ultra Wide Band ou UWB. Cette technologie sans fil offre des débits de 480 Mbits/s avec une portée limitée à une dizaine de mètres. Elle serait donc idéale pour des connexions de proximité. Ces trois solutions sont attendues dans le commerce d'ici la fin de l'année. En tout état de cause, plusieurs industriels indiquent qu'ils n'ont pas encore choisi la technologie qu'ils mettront finalement en oeuvre mais on s'attend à ce que les matériels soient assez bon marché pour que différentes solutions puissent être disponibles dans un même produit.
    S&T Presse USA - BULLETIN ÉLECTRONIQUE DES ÉTATS-UNIS - Mission pour la Science et la Technologie - Ambassade de France à Washington. Tri-hebdomadaire - numéro 711 - 18 avril 2005.
    Ambassade de France aux États-Unis - france-science.org - Info Science (France) - infoscience.fr
    New York Times 14/04/2005 (Everything's connected, yes. But how ?)


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  • FRANCE - SÉNAT
    Projet de Loi en faveur des petites et moyennes entreprises
    - Mardi, 26 Avril 2005 - 10:16 - INFO-NEWS
    N° 297. SÉNAT - SESSION ORDINAIRE DE 2004-2005 - Annexe au procès-verbal de la séance du 13 avril 2005
    PROJET DE LOI - en faveur des petites et moyennes entreprises, présenté au nom de M. JEAN-PIERRE RAFFARIN, Premier ministre, par M. CHRISTIAN JACOB, ministre des petites et moyennes entreprises, du commerce, de l'artisanat, des professions libérales et de la consommation. (Renvoyé à la commission des Affaires économiques et du Plan, sous réserve de la constitution éventuelle d'une commission spéciale dans les conditions prévues par le Règlement).

    EXPOSÉ DES MOTIFS :

    Mesdames, Messieurs,

    Le développement des entreprises est au coeur des préoccupations du Gouvernement car la création et la pérennité des entreprises concourent à la croissance de l'emploi et au dynamisme de l'économie. Renforcer le potentiel de croissance de l'économie française afin d'augmenter le taux d'emploi et ainsi réduire le chômage implique notamment de donner aux entreprises un cadre propice à leur création, à leur développement et à leur transmission.

    La loi pour l'initiative économique du 1er août 2003 a largement contribué au renouveau de la création d'entreprise avec la création de plus de 220 000 entreprises nouvelles en 2004, soit un niveau jamais observé, contre 175 000 en moyenne à la fin des années 1990. Ce renouveau s'observe dans l'ensemble des secteurs économiques et en particulier le commerce, la construction, les services aux entreprises, mais également dans les secteurs innovants.

    Mais il convient aussi d'assurer la pérennité des entreprises existantes. Plus de 500 000 chefs d'entreprise vont partir en retraite dans les dix prochaines années, ce qui concerne 2,5 millions d'emplois. Il est donc essentiel de se préparer à cette mutation démographique. Assurer la pérennité des entreprises nouvellement créées comme des entreprises existantes, améliorer les conditions de transmission afin de préserver les savoir-faire et l'emploi, conforter la croissance des petites et moyennes entreprises (PME), affirmer le rôle des chambres de commerce et d'industrie comme acteurs du développement économique sont autant d'enjeux auquel ce projet de loi entend répondre.

    Par ailleurs, le Gouvernement a fait de la lutte contre la vie chère une de ses priorités. Les prix des biens de consommation courante sont l'un des paramètres essentiels qui déterminent le niveau du pouvoir d'achat, et qui influent sur la confiance des ménages. Or, depuis quelques années, les prix des produits de marque ont eu tendance à augmenter plus rapidement que le rythme moyen de l'inflation, et plus rapidement que chez nos voisins européens. Cette situation explique le scepticisme des consommateurs, qui se tournent vers de nouvelles pratiques (progression des maxi-discompteurs et des produits dits « à marque de distributeurs »).

    Le projet de loi entend rééquilibrer les pratiques commerciales, en renforçant la législation existante dans un certain nombre de domaines mais sans remettre en cause les acquis de la loi du 1er juillet 1996 (dite « loi Galland »), qui a permis de protéger le commerce de proximité contre les pratiques prédatrices de la grande distribution.

    Enfin, un certain nombre de dispositions visent à renforcer les moyens de la lutte contre le travail illégal qui s'affranchit des règles de protection du salarié et constitue une concurrence déloyale pour les entreprises respectueuses du droit.


    I. - L'APPUI A LA CRÉATION

    II. - LE DÉVELOPPEMENT DE L'ENTREPRISEIII. - LE CONJOINT DE L'ENTREPRENEUR ET LES NOUVELLES FORMES D'ACTIVITÉIV. - L'ACCOMPAGNEMENT DE LA TRANSMISSION-REPRISEV. - SIMPLIFICATIONS RELATIVES À LA VIE DE L'ENTREPRISEVI. - MODERNISATION DES RELATIONS COMMERCIALESVII. - DISPOSITIONS DU CODE DE COMMERCE RELATIVES AUX CHAMBRES DE COMMERCE ET D'INDUSTRIEVIII. - DISPOSITIONS DIVERSES