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Radiation

Le pervers narcissique
Le discours paradoxal
DIRE TOUT ET LE CONTRAIRE DE TOUT

L'usage diffamatoire de la dévalorisation, de l'humiliation,
du dénigrement par l'entretien de la polémique systématique,
se posant en martyr pour sortir indemne et victorieux

CODE CIVIL

Préambule

Le discours paradoxal . «Une forme de message paradoxal consiste à semer le doute sur des faits plus ou moins anodins de la vie quotidienne. Le partenaire finit par être ébranlé et ne sait plus qui a tort et qui a raison. Il suffit de dire par exemple qu'on est d'accord sur une proposition de l'autre tout en montrant, par des mimiques, que ce n'est qu'un accord de façade.».
Le pervers narcissique dira par exemple qu'il a signé pour la forme en contestant sa signature sur le fond.

La loi pourtant est représentée par des êtres humains, plus ou moins conscients, plus ou moins consciencieux, plus ou moins dupes...
Les juges aussi ont peur de se faire avoir. Vous savez quoi ? Lorsqu’une procédure oppose une personne honnête à un pervers devant un juge, si ce dernier sent qu’il y a de la manipulation dans l ’air, c’est de la personne honnête dont il va douter ! Si ça dure, il se pourrait que le juge comprenne…
Ce n’est pas parce que le manipulateur est plus malin, mais parce que, pour lui, il n’y a aucune différence entre le bien et le mal. Il pense toujours avoir raison, c’est tout !

Pervers narcissiques et leurs victimes




Paul-Claude RACAMIER - Mouvement pervers narcissique :

Façon organisée de se défendre de toute douleur et contradiction interne en les expulsant sur quelqu’un en se survalorisant, tout cela aux dépens d’autrui et non seulement sans peine mais avec jouissance ; ou façon particulière de se mettre à l’abri des conflits internes en se faisant valoir aux dépens de l’entourage. (Racamier, 1992). Source : Psychothérapie Vigilance - Association Loi 1901

Marie-France HIRIGOYEN - (Psychanalyste, auteur de "Le harcèlement moral. La violence perverse au quotidien". Collection Pocket. Édition Syrus)
Site officiel :mariefrance-hirigoyen.com
Marie-France Hirigoyen tente de faire le point sur le détournement du harcèlement moral ;  l'agresseur qui tente de se faire passer pour une victime,  les situations de "harceleur harcelé", les fausses allégations dont celles qui sont le fait de personnalités paranoïaques...


Martiale O'BRIEN
LE PERVERS NARCISSIQUE : Les signes caractéristiques du pervers narcissique apparaissent au fur et à mesure du processus de démolition entamé sur sa victime. Multiples et variés, ils sont le reflet d'un miroir qu'une dévalorisation de lui-même a fait éclater et qu'il compense par un narcissisme censé l'apaiser et le protéger. La perversion alterne avec la perversité.
Les traits dominants et récurrents chez le pervers narcissique sont : un esprit vindicatif, une tendance à la mythomanie, à la paranoïa, un pouvoir de conviction pouvant entraîner de nombreux dommages collatéraux, des personnes qui se compromettent pour lui, un acharnement comparable à celui d'un jusqu'au-boutiste qui voudrait, en outre, donner l'image de lui d'un martyr, persécuté par la personne qu'il est déterminé à éliminer définitivement des scènes sociale, privée et professionnelle  ! Quitte à déployer une énergie démesurée à transgresser les terres de sa victime, à spolier ses jardins secrets, à semer les graines de la discorde, de la suspicion dans son entourage, à pratiquer la politique de la terre brûlée, pour sortir indemne et victorieux.


Hubert HOUDOY

Économiste, enseignant, chercheur en simulation, informaticien, consultant, écrivain.
L'auteur a exercé plusieurs
métiers dans les secteurs de la formation continue, du négoce international de pétrole et de l'industrie électromécanique.

La perversion est un des aménagements sur le tronc commun des états limites. Elle se distingue, de l'état "normal" ou "névrotique" courant, par la part que prend la pulsion de mort.

Citation : "Nombreux sont les psychanalystes qui revendiquent une part de perversité normale chez chaque individu : «Nous sommes tous des pervers polymorphes ! » Ils font référence à la part perverse qui existe chez tout névrosé et qui lui permet de se défendre. Un pervers narcissique ne se construit qu'en assouvissant ses pulsions destructrices. (Marie-France Hirogoyen, "Le Harcèlement Moral", page 125)".

Le pervers narcissique (terme du psychanalyste Paul-Claude Racamier) est la personnalité qu'Otto Kernberg décrit sous le terme de narcissisme pathologique.

Le pervers narcissique pratique la confusion des limites entre soi et l'autre. Il incorpore les qualités de l'autre, les attribue à son soi grandiose, pour pallier à sa faiblesse du Moi. Ces qualités appropriées, il les dénie à leur véritable possesseur. La séduction est un aspect crucial de cette stratégie.

La communication perverse est au service de cette stratégie. Elle est d'abord faite de fausses vérités. Par la suite, dans le conflit ouvert, elle fait un recours manifeste, sans honte, au mensonge le plus grossier.

Le pervers narcissique se distingue du pervers sexuel par le lieu du déni.

Principe de réalité. Le pervers narcissique ne s'intéresse pas à la réalité, mais au pur jeu des signes linguistiques. La loi est celle de son désir, dans l'instant.

La linguistique moderne qui expulse le référent semble lui donner tous les droits. Cela permet tous les dénis, les refus de voir (dans les textes historiques ou mythiques) les victimes, les massacres, les génocides et les boucs émissaires.

Cette disparition contemporaine du réel profite au pervers et favorise la "banalisation du mal".

L'originalité et le malheur du narcissisme pathologique viennent de ce que ce narcissisme exacerbé est construit sur un vide. Il en vient à haïr et à détruire ce qu'il aime et recherche intensément.

Voir Perversion de caractère. Perversion. Guérir le harceleur. Lire "Harcèlement Moral".


CFDT LANDES
Alerte harcèlement
.

Quelques repères concernant la personnalité à profil pervers narcissique.
(Source : CFDT Landes)

Faire d'autrui sa victime pour rehausser l'image déficiente qu'il a de lui-même : tel est, au masculin, comme au féminin, le projet de ce sujet dont les apparences sont trompeuses.

Ce sujet, par ailleurs maître en l'art de la séduction et du mystère, organise, par un travail de sape psychologique, la démolition mentale de l'autre, incapable qu'il est de respect de la personne humaine… Ses moyens sont ceux de la dévalorisation, de l'humiliation, du dénigrement, mais aussi de la brimade, du discours contradictoire et paradoxal, de la polémique systématique. Le recours à l'allusion, au non-dit et au sous-entendu est fréquent.

Il est difficile pour le harcelé de prendre conscience qu'il est manipulé, dans la mesure où le " bourreau " s'arrange pour ne jamais être pris en flagrant délit et fait passer l'autre pour coupable. Harceler, c'est savoir renverser les situations, accuser l'autre de tous les torts et de tous les maux, c'est s'arranger pour jouer toujours le beau rôle.

Il faut savoir que toute discussion frontale serait peine perdue, dans la mesure où le pervers narcissique fait feu de tout argument… Aussi, toute critique émise doit elle être très précise et se borner à l'indispensable.

Pour se protéger… - éviter de mettre en avant ses réussites… savoir prodiguer quelques compliments opportuns quand nécessaire (ce qui est une forme de manipulation mais " permise " car pour se protéger, voire se défendre)…

Portrait du bourreau :  (le pervers narcissique)

Il peut parfois même être charmant au premier abord. Puis son ton se fait monocorde, son discours condescendant, son air supérieur. Ses armes favorites : isoler, disqualifier, refuser la communication, brimer. Inutile de le(a) raisonner.

Il n'éprouve pas de culpabilité (devant la loi il peut faire semblant). Son talent : taper là où ça fait mal et se faire passer lui-même pour victime de la prétendue incompétence ou malveillance de son bouc émissaire.

Lorsque la cible décide de se soustraire à ses assauts, il peut faire preuve de gentillesse (pour la ramener dans ses filets), sinon il se cherche une autre proie.

Portrait de la " victime "

Douée, consciencieuse, avenante, donne le meilleur d'elle-même. Des qualités que le pervers convoite. Vive et extravertie, qui exprime ses réussites et ses bonheurs. Généreuse, elle ne peut se résoudre à la perversité et il n'est pas rare qu'elle cherche des excuses à son bourreau.

Ce qui accroît sa vulnérabilité, c'est son sens des responsabilités et sa propension à se culpabiliser… elle admet trop facilement la critique et se tue à donner satisfaction.


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